Un p’tit coup de ceinture avec ça?

Comme si ma rentrée n’était pas assez mouvementée, cela fait au moins 3 mamans, dont une en pleine réunion qui me disent que leurs enfants sont bien avertis: s’ils se portent mal à l’école, ils auront droit à des coups de ceintures…

Cela fait partie des « différences culturelles » avec lesquelles il faut arriver à naviguer… Mosus que je trouve cela difficile!!! Évidement, il ne faut pas sauter au plafond et montrer la vrai émotion que nous avons…. Moi, à chaque fois, je leur dis que je ne pourrais jamais faire ça… Et quand la discussion se poursuit, je les informe qu’au Canada, de telles punitions sont illégales.  J’ignore l’impact que ces mots ont, mais au moins j’ai l’impression de ne pas me faire complice… d’indiquer mon désaccord avec respect.

Il me semble que la pratique de la ceinture soit de moins en moins populaires car maintenant, les parents ajoutent toujours qu’ils détestent punir ainsi.. , mais cela demeure naturel, j’imagine que c’est ainsi parce que c’est ce qu’ils ont eux-mêmes connus alors cela prend un temps à évoluer.

On peut vraiment voir la différence des enfants punis à la « strap »; ils sont habitués de tout faire « par en arrière », de façon hypocrite afin de ne pas se faire prendre.  Ils se tiennent droits comme une barre et souriants jusqu’à ce que tu te tournes de bord! C’est alors qu’il envoit une bine à son ami ou qu’il fait une niaiserie.  Aussi, dès qu’ils font une gaffe, genre casser une assiette ou briser quelque chose, immédiatement il est possible de voir leur émotion sur leur visage  l’air de dire:  » Merde! Je vais encore en manger une… ».   Cela me vire à l’envers.

C’est très dommageable car cela les suit ensuite toute leur vie…  Ainsi, il y a très peu de parents que je peux imaginer avec la ceinture en main…. et pourtant! C’est que tout continue de se faire de façon tout à fait hypocrite.

Les Sourcils; la suite!

Bon, je me sens mal depuis que j’ai appuyé sur le bouton « publier » de mon dernier article. Ce n’est vraiment pas mon genre de m’énerver comme ça envers quelqu’un… Je suis plus du genre à dire:  » Voyons, ce n’est pas de sa faute. Elle doit vivre quelque chose… Elle n’a pas eu la chance d’avoir des parents pour l’aider… Et en plus, elle a dû avoir trop souvent la strap…. »  Mais bon, pour une raison que j’ignore, l’ensemble de la situation m’a vraiment pompée.

Par contre, cela ne m’a pas empêché de m’asseoir à côté d’elle à la réunion pour la classe de 6è de Lilie.  Heureusement, je m’étais défoulée un peu alors j’étais dans un meilleur état d’esprit.

Petite mise en contexte: En 6è année il sont 7: Lilie et Hazel qui sont douces, gentilles et bien appliquées (qu’est-ce que Hazel devait être contente de voir Lilie arriver en 4è année!!!), Véro qui est sourde; bien qu’elle ne fasse pas toutes les classes, elle va très bien.  Puis, il y a les garçons: les deux plus tannants de l’école (dont mini-sourcils) et deux plus tranquilles, mais tout de même influencés par les deux autres.  Tous n’ont pas trop le goût d’apprendre.

Alors, à la réunion, la pauvre professeure expliquait aux parents qu’elle aurait besoin de leur aide parce que les garçons écrivent mal, niaisent, font tout rapidement pour se débarrasser,…  Et bien, les sourcils a tout de suite répondu qu’elle ne pouvait rien y faire (bon, au moins, elle n’a pas parlé de ceinture), qu’il est trop tard, son fils est comme ça et elle n’y peut rien…! Cette fois, je ne me suis pas énervée, mais une grande tristesse m’a envahie… Et imaginez la pauvre professeure qui commence à peine l’année…  Une autre mère a dit qu’elle avait beaucoup travaillé l’écriture avec son fils, mais que finalement, il écrit exactement comme son père alors c’est peine perdue!

J’ai pris mon courage pour m’exprimer un peu; après tout il n’y avait que 6 autre mamans…  Je n’ai pu m’empêcher d’essayer de venir en aide à la professeure. Alors, je leur ai suggéré de proposer aux enfants une activité spéciale advenant qu’ils s’amélioraient.  Ils aiment beaucoup les sorties, mais l’école en fait très rarement.  Alors, il me semble qu’en leur promettant une sortie à telle date s’ils travaillaient bien, aideraient vraiment la prof…  L’idée n’a pas passée… Les sourcils m’a tout de suite dit qu’elle avait essayé ça l’an dernier avec en récompense une tablette: il a eu sa tablette et rien n’a changé… Ce n’est TELLEMENT pas pareil… Aussi, elles m’ont rappelé que nous ferions une sortie parce qu’ils graduent cette année… Au moins, j’aurai essayé.

Découragée? Pas du tout!

J’ai peut-être l’air de broyée du noir comme ça, mais pas du tout.  Tous ces derniers événements m’ont amené à avoir, je pense, une de mes meilleure idée depuis longtemps…

Cela m’est venue après l’épisode du sucre.  Je me suis dit que je ne pouvais pas laisser cela comme ça… Il y a longtemps que je veux faire quelque chose, surtout pour le problème des cochonneries et du sucre.  Cela me tue de voir tous les enfants traverser au dépanneur à la fin de chaque journée d’école pour s’acheter un suçon ou un chip. Ils y vont tous; c’est hallucinant.

J’ai donc eu l’idée de démarrer un journal étudiant (merci aux sourcils pour l’inspiration)!  Pourquoi je n’y ai pas pensé avant??? J’ai tout de suite lancé l’idée à Hazel et Lilie et elles ont embarquées avec enthousiaste! Elles ont présenté le projet au Directeur qui a été enchanté! Cette semaine, nous procédons à un concours pour trouver le nom du journal. Elles sont déjà passées de classe en classe pour présenter le projet et inviter les élèves à participer en écrivant une histoire, une poésie ou créant un dessin.  Si tout va bien, nous publierons le journal numéro 1 avant la semaine sainte.

Je vous laisse deviner le thème du premier numéro?

Évidement, une alimentation saine et équilibrée avec un spécial sur les effets néfastes du sucre! Je ne serais pas surprise que le mois prochain porte sur l’importance du rôle des parents dans la réussite scolaire de leurs enfants! 😉

À suivre!