Vivre au Costa Rica: cas vécus. Article 2 de 4 (ou 5)!

Bon, êtes-vous tannés d’attendre la suite de mon spécial « Vivre au Costa Rica »?  Je sais; je devais vous revenir mercredi ou jeudi… En fait, je voulais vous tester pour voir si vous êtes prêts pour le rythme « latino« … Attendre, aller lentement, prendre son temps,… ça fait partie de l’aventure!

Ben non, je ne l’ai pas fait exprès!!!! C’est juste que nous avons eu de la visite!!! C’est comme ça aussi au Costa Rica; moi qui n’avait aucune visite de prévue cette année… je vois mon calendrier se remplir de jour en jour!

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Avec le dernier article, je voulais faire ressortir que pour aller vivre à l’étranger il faut d’abord être prêts à sortir de sa zone de confort. Cécile et Jean-Pierre, qui ont vécu au Costa Rica pendant près de 20 ans et qui ont été nos premiers conseillers, me rappelaient qu’il est important de faire un essai d’abord en louant une maison pour un certain temps ou différentes maisons dans différents endroits pour trouver VOTRE bonheur.  C’est une bonne façon de vérifier jusqu’où vous êtes prêts à aller en dehors de votre zone de confort!

Parfois ça marche du 1er coup; c’est ce qui nous est arrivé!

Notre cas!

Je me radote, mais je vous rappelle que nous sommes venus pour un voyage de 4 mois.  J’avais réservé une maison recommandée par des amis (Cécile et Jean-Pierre justement!), près de la plage et la seule nécessité que j’avais demandé au proprio était d’avoir internet à la maison pour notre travail. J’ai posé très peu de questions sur la maison ou le village: tout ce qui importait était l’internet.

Nous sommes partis avec tout notre attirail, prêts à nous connecter dès notre arrivée: portable, téléphone IP, numéro Magic Jack, fil réseau,…

Quand nous sommes arrivés, j’avais internet; le proprio n’avait pas menti… Mais, il y avait un gros MAIS: j’avais l’internet, très faiblement, de temps en temps, quand je sortais de la maison pour marcher 5 minutes dans la jungle, monter sur une butte derrière la maison en priant de ne pas rencontrer de serpents!!! Et là, il arrivait, si j’étais chanceuse, que je trouve une connection!!! Bienvenue au Costa Rica!!!

Aussi, nous avons découvert sur place qu’il n’y avait pas de bus au village, pas d’épicerie- juste un petit dépanneur avec du riz et des beans; pas de banque ou de guichets,… Les « services » essentiels étaient à 30 minutes de voiture dans des chemins de garnotte montagneux!!! Pour nous qui étions 6 à pieds… cela compliquait un peu l’aventure!!!

Aujourd’hui, je remercie Trey, notre proprio cool, de ne pas nous en avoir dit plus.  Si il l’avait fait, j’aurais sûrement chercher ailleurs et nous n’aurions pas vécue cette belle aventure dans ce joli village avec tous le amis que nous nous y sommes faits!

Dans le fond, ce sont tous ces petits « détails » qui nous ont forcé à avoir nos premiers contacts avec les gens du pays: trouver une solution pour l’internet, trouver des moyens de transport, trouver des solutions! Bref, il a fallu qu’on se débrouille plutôt que de tout avoir cuit dans le bec.

Malgré ces complications, nous étions comblés car nos objectifs étaient atteints: nous passions tout notre temps avec les enfants, nous avions des singes sur le balcon, allions à la plage à tous le jours, devions baragouiner en espagnol, …

À quelque part, nous devions être prêts à cela, mais ce n’est pas le cas de tous le monde…

J’ai vu tellllllllllllement de monde arriver et vouloir changer les choses; confronter le gars de l’internet qui vous fait patienter, se plaindre de la lenteur d’un travailleur Tico, harceler la compagnie de câble, chialer parce que l’activité est en retard,……

C’est tellement une mauvaise idée…

Je m’étonne toujours de voir des gens venir ici tout en souhaitant que tout soit comme à la maison…  Alors, pourquoi venir?  Certains voudraient que ce soit comme à la maison avec en plus les avantages du nouveau pays…

C’est certain qu’il y a une période d’adaptation; soit on s’adapte, sois on ne s’adapte pas!

À suivre!