OMG! Ça fait 5 ans que nous sommes partis!!!

Nous sommes sous le choc; cela fait 5 ans que nous sommes partis!  5 ans! 5 ans! 5 ans! Pouvez-vous croire ça? Nous partions pour 4 mois…et nous voilà encore là, 5 ans plus tard!

5 ans aurait été assez pour faire un tour du monde, mais nous avons plutôt choisi de faire le tour de notre monde!

Quand tu as tes enfants, 4 en 5 ans dans notre cas, tu veux tout faire tout de suite maintenant. Tu veux qu’ils parlent trois langues, qu’ils soient stimulés, qu’ils apprennent la musique et fassent du sport. Tu veux aussi continuer de travailler, de t’entraîner et avoir du temps pour toi et du temps pour le couple.  Cela n’a juste pas de bon sens.  C’est un rythme infernal qui laisse peu de place au plaisir.

Ce qui est important pour un  enfant (à mon humble avis) c’est de justement pouvoir être un enfant: jouer dehors, se salir, se faire mal, s’ennuyer, inventer, jouer, découvrir, passer du temps avec ses parents, ses frères et sœurs, sans que ce soit pour aller à quelque part de spécial, juste passer du temps ensemble, …

Il aura tout le reste de sa vie pour jouer à l’adulte. L’enfance est donc un moment privilégié dont tous les enfants devraient bénéficier.

Ces 5 ans en Amérique Centrale nous ont permis d’établir nos bases en tant que parents, de vivre selon nos valeurs, de permettre à nos enfants d’être des enfants. Ces années ont permis à chacun de trouver sa place dans cette famille.

Pendant ces dernières années, nous n’avons pas amassé d’argent, mais nous avons passé ZERO minute dans un bureau.
Nous n’avons pas placé de REER, mais nous vivons notre retraite maintenant.
Nous n’avons pas accumulé de biens, mais avons accumulé les rencontres et les découvertes.
Nous n’avons pas planifié l’avenir, mais avons remplie notre boîte à souvenirs.

Les enfants ont dormis dans des châteaux et dans des shacks.
Ils ont côtoyé des gens très riches et des gens très pauvres.
Ils ont connu l’école, l’école à la maison et le « pas d’école ».
Ils ont voyagés en avion, en bus, en « chicken bus », en bateau, en boîte de pick-up!
Ils ont été en visite et ont reçu beaucoup de visites.

Cela aura été notre façon à nous: ce n’est pas la seule ni la meilleure, mais c’est la nôtre!

Notre richesse, c’est le temps qu’on s’est offert. Le temps ne s’achète pas, ne se prête pas, ne s’accumule pas.  Vous ne pouvez pas le mettre en banque, vous ne pouvez pas le prévoir et vous ne pouvez pas le racheter.

Aujourd’hui, je remercie la vie de m’avoir permis ce luxe, le plus grand de tous.

5 choses que j’ai apprises

1-D’abord, que je ne suis pas parfaite! Vous êtes surpris? Moi aussi! 😉

Sans blague, c’est une façon de parler pour vous dire que ces 5 ans m’ont permis de voir de face mes peurs, mes défauts, mes limites, mes ambitions, mes fausses croyances,…  Tant que tu es dans le métro-boulot-dodo, je crois que tu ne peux juste pas prendre le temps de te poser pour voir où tu en es. Si en plus, tu as 4 enfants en 5 ans: tes chances de prendre le temps sont inexistantes.

L’éloignement te permet de te détacher de tout cela pour te voir tel que tu es et comprendre que c’est correct.

2- Les moins bien nanties ne sont pas les plus malheureux

Je ne dis pas que les nanties sont malheureux, mais on peu dire sans se tromper qu’ils ont plus de préoccupations.  Si on fait le calcul: plus de préoccupations, plus de stress, plus d’attentes, plus de déceptions! Lors de notre dernier passage au Québec nous avons rencontré très peu de gens qui ont exactement la vie qu’il désire. Peu de gens sont contents maintenant, mais tous espère pour le mieux dans le futur.  Ils ne sont pas malheureux, mais ne sont pas heureux non plus.

En parallèle, parmi TOUS les gens pauvres que nous avons rencontrés, je vous dirais qu’aucun n’est malheureux.  Ils sont contents du peu qu’ils ont et prennent comme des cadeaux tout ce que la vie leur offre en plus.  Vivre le moment présent, pour eux, est naturel.

3-  Nous avons tendance à nous accorder beaucoup trop d’importance

Je crois que ce doit être un réflexe humain normal qui doit venir, à quelque part, de notre peur de mourir, notre peur de se tromper, notre peur de manquer, notre peur d’être seul, notre peur de souffrir.

Que va-t-il se passer si:  le petit manque son cours de natation? S’il manque 1 mois d’école? Si vos souliers ne concordent pas avec votre sac à mains? Si vous changez d’emploi? Si vous prenez une pause? Si vous manger un spagat plutôt qu’un 5 services la prochaine fois que vous recevez? Si vous roulez en Echo plutôt qu’en Mercedes? Si vous restez en pyjama un samedi complet?

Il faut oser, s’écouter et faire selon son cœur plutôt que selon « ce qu’il devrait »!

4- Nous avons besoin de peu

Il en était question dans La Presse dernièrement et je ne peux être plus d’accord.  Pour nous le cheminement s’est fait de lui-même: à force d’avoir de la misère à trouver ce qu’on cherche; on a fini par arrêter de chercher et vous savez quoi? À vivre très bien sans tous ces cossins!

Si à chaque fois, avant d’acheter, on se demande si on en a vraiment besoin… la réponse est souvent NON!

5- Rien ne remplace une famille

Nous ne changerions de vie avec personne, mais si nous pouvions changer UNE chose à notre vie ce serait de voir plus souvent nos familles.  Cela me brise le cœur de ne pas voir mes neveux et nièces grandir. Nous n’étions pas là pour les dernières naissances, ni pour les derniers décès.  Malgré toutes les rencontres et l’amour que nous recevons et donnons, personne ne remplacera jamais ma si chère maman, mon père extraordinaire et mes sœurs d’amour!  Heureusement, il y a la technologie qui nous aide à rester proches de loin!

Souvenirs

Voici un court diaporama de ces 5 années merveilleuses… (j’ai tellement de photos…).

Merci à vous de nous suivre et nous encourager. Que l’aventure continue! xx